Métiers du transport et logistique qui recrutent à Agen

Le bassin agenais recrute dans le transport et la logistique sur trois fronts : conducteurs poids lourds, caristes et préparateurs de commandes. La pénurie de chauffeurs et le poids de l’agroalimentaire local tirent la demande. Beaucoup de ces postes s’ouvrent sans diplôme initial, avec une formation courte et un débouché rapide.
Pourquoi Agen recrute autant dans le transport
La position d’Agen explique une bonne part de cette demande. La ville se trouve sur l’A62, l’axe Bordeaux-Toulouse, doublée par le canal latéral à la Garonne. Cette double infrastructure a fait émerger des zones logistiques le long de l’autoroute, où s’installent entrepôts et plateformes de distribution.
L’autre moteur reste l’industrie agroalimentaire. Le Lot-et-Garonne emploie près de huit mille salariés dans ce secteur, entre conserveries, coopératives fruitières et légumières. Ces sites génèrent des flux de marchandises constants : réception des matières premières, stockage, préparation des expéditions vers la grande distribution.
Résultat ? Une demande de main-d’œuvre qui couvre toute la chaîne. Le conducteur amène la marchandise, le cariste la décharge et la range, le préparateur constitue les commandes, l’exploitant coordonne les tournées. Chaque maillon manque de bras à un moment ou un autre de l’année.
La saisonnalité agricole accentue le phénomène. Les campagnes de production, notamment fruitière et légumière, déclenchent des pics de recrutement en intérim et en CDD entre le printemps et l’automne. Les agences d’emploi agenaises cherchent alors des caristes et manutentionnaires pour les clients de l’agroalimentaire, sur des missions adaptées au niveau d’expérience.
La pharmacie et la cosmétique complètent ce tissu. Le Lot-et-Garonne abrite des sites industriels qui imposent une traçabilité stricte et des conditions de stockage maîtrisées. Ces contraintes créent des postes plus qualifiés, où la rigueur documentaire prime autant que la cadence. Un préparateur formé aux normes pharmaceutiques se valorise mieux qu’un profil généraliste, et trouve à s’employer toute l’année plutôt qu’au gré des saisons.
Chauffeur poids lourd : le métier le plus tendu
Le manque de conducteurs n’est pas propre à Agen, mais le territoire le subit de plein fouet. La Fédération Nationale des Transports Routiers chiffre à environ quinze mille postes de conducteurs vacants en France en 2026. Les zones rurales et les villes moyennes comme Agen souffrent davantage que les grandes métropoles, où l’offre de candidats reste plus dense.
Un chiffre éclaire l’urgence. Sur les 394 429 conducteurs que compte le transport routier de marchandises, près de 45 % ont dépassé 50 ans, et seulement 10,5 % ont moins de 30 ans, selon les données reprises par la profession. Cette pyramide des âges vieillissante promet des départs en retraite massifs dans la décennie. Chaque conducteur formé aujourd’hui trouve donc preneur sans difficulté.
Pour postuler aux offres de transport du bassin agenais, le job board local regroupe les annonces de chauffeurs, caristes et exploitants publiées par les entreprises et agences du secteur. C’est un point d’entrée pratique pour repérer les missions ouvertes près de chez soi, sans passer par les seules plateformes nationales.
Les offres agenaises couvrent plusieurs profils. Le conducteur super poids lourd décroche des CDD longs de six à sept mois, parfois sur des communes voisines comme Samazan. Le chauffeur poids lourd en messagerie, habilité au transport de matières dangereuses, livre dans le département au départ d’Agen. Le permis et la formation initiale minimale obligatoire conditionnent l’accès, mais les entreprises financent souvent ce parcours pour un candidat motivé.
Quel salaire pour un conducteur dans le bassin agenais
La rémunération suit les grilles de la convention collective nationale du transport routier, identiques partout en France. Un conducteur débutant démarre autour du minimum conventionnel, complété par des frais de route et des primes. L’enquête AFT-Anact de 2024 place d’ailleurs la rémunération au deuxième rang des atouts du métier cités par les conducteurs eux-mêmes, juste après l’autonomie au volant.
Cariste et préparateur de commandes : les portes d’entrée
Tous les métiers de la logistique n’exigent pas un permis poids lourd. Le cariste, le préparateur de commandes et l’agent magasinier constituent les voies d’accès les plus rapides au secteur. Ils s’apprennent vite, recrutent en continu et offrent une vraie progression interne.
Le cariste conduit des chariots élévateurs pour décharger, stocker et déplacer les marchandises en entrepôt. Le métier repose sur une certification d’aptitude à la conduite en sécurité, le CACES. Le préparateur de commandes, lui, rassemble les produits selon les bons de commande, contrôle les quantités et conditionne les palettes avant expédition.
Voici les postes logistiques qui recrutent régulièrement autour d’Agen, hors conduite routière :
- Cariste en entrepôt agroalimentaire ou de distribution
- Préparateur de commandes, souvent en intérim sur les pics saisonniers
- Agent magasinier polyvalent, à la réception comme à l’expédition
- Manutentionnaire, premier échelon sans prérequis
- Exploitant transport, pour coordonner les tournées et les conducteurs
L’exploitant transport mérite une mention à part. Ce poste de coordination supervise les plannings, attribue les chargements et gère la relation avec les conducteurs. Il recrute aussi à Agen, sur des profils plus expérimentés ou diplômés, et ouvre vers des fonctions de responsable d’exploitation.
Ces métiers d’entrepôt partagent une réalité physique. Le travail s’effectue debout, parfois au froid dans les zones réfrigérées de l’agroalimentaire, avec des horaires en équipe qui couvrent matin, après-midi ou nuit. La cadence monte pendant les pics de commandes. En contrepartie, l’apprentissage sur le terrain reste rapide et la progression vers un poste de chef d’équipe se joue souvent en deux à trois ans pour qui montre de la fiabilité.
Le préparateur de commandes voit aussi son métier évoluer avec la technologie. Le commande vocale, la scannette et les systèmes de gestion d’entrepôt guident désormais les déplacements et fiabilisent les prélèvements. Un candidat à l’aise avec ces outils numériques gagne en employabilité, car les sites logistiques du bassin s’équipent progressivement de ces dispositifs pour réduire les erreurs.
Quelles formations suivre près d’Agen
L’avantage de ces métiers tient à la rapidité de formation. Pas besoin d’années d’études pour décrocher un premier contrat. Le territoire dispose de centres adaptés, et plusieurs dispositifs financent le parcours.
Pour le cariste, le sésame s’appelle CACES R489, la certification de conduite des chariots élévateurs. Elle se prépare en quelques jours selon les catégories d’engins visées. Plusieurs centres du Lot-et-Garonne la dispensent : un organisme installé à Estillac, en périphérie d’Agen, ainsi que des structures à Marmande, Villeneuve-sur-Lot et Nérac. Ces formations mènent souvent à un titre professionnel d’agent magasinier ou de préparateur de commandes.
Le tableau ci-dessous récapitule les voies d’accès aux principaux métiers locaux selon le niveau de départ :
| Métier visé | Formation | Durée indicative | Prérequis |
|---|---|---|---|
| Manutentionnaire | Aucune obligatoire | Prise de poste directe | Aptitude physique |
| Préparateur de commandes | Titre professionnel ou CACES | Quelques semaines | Aucun diplôme |
| Cariste | CACES R489 | Trois à cinq jours | Aucun diplôme |
| Chauffeur poids lourd | Permis C + formation initiale | Plusieurs semaines | Permis B |
| Exploitant transport | BTS Gestion des transports | Bac+2 | Baccalauréat |
Le financement passe par plusieurs canaux. Le compte personnel de formation couvre une partie des frais pour un salarié ou un demandeur d’emploi. Un opérateur de compétences prend le relais quand l’entreprise porte le projet. France Travail mobilise aussi des aides à la formation préalable au recrutement quand un employeur s’engage à embaucher à l’issue du parcours.
Pour celui qui vise plus haut, le BTS Gestion des transports et logistique associée ouvre les portes de l’encadrement. Ce panorama des métiers de la logistique et leurs salaires détaille les évolutions possibles, du poste opérationnel aux fonctions de responsable supply chain.
Débouchés réels : qui embauche dans le secteur
La question décisive reste celle des employeurs. À Agen, ils se répartissent en trois familles principales, chacune avec ses besoins propres.
Les industriels de l’agroalimentaire arrivent en tête. Conserveries, coopératives et transformateurs de fruits et légumes emploient des caristes et préparateurs à l’année, avec un renfort saisonnier sur les campagnes de production. Ces sites recherchent des profils fiables, capables d’enchaîner réception, stockage par palettes et préparation des commandes.
Les transporteurs et prestataires logistiques constituent le deuxième vivier. Implantés le long de l’A62, ils recrutent conducteurs et exploitants pour acheminer les marchandises vers le reste de la France. Un transporteur agenais dessert naturellement le sud-ouest, dans la continuité d’un transporteur routier toulousain sur l’axe Bordeaux-Toulouse.
Les agences d’intérim ferment la marche, mais jouent un rôle central. Elles servent de sas vers l’emploi durable : beaucoup de caristes et préparateurs entrent dans le secteur par une mission, avant un CDD puis un CDI chez le client. C’est souvent la voie la plus directe pour un premier poste sans expérience.
La grande distribution pèse également sur la demande locale. Les entrepôts qui approvisionnent les enseignes du sud-ouest mobilisent des préparateurs et des caristes en flux tendu, avec des volumes qui grimpent avant les fêtes et les grandes opérations commerciales. Ces plateformes recherchent des profils capables de tenir une cadence soutenue et de respecter des créneaux de livraison serrés vers les magasins.
Un conseil pratique pour le candidat : viser d’abord les employeurs proches de son domicile. Les zones logistiques d’Agen se concentrent en périphérie, le long de l’autoroute, parfois mal desservies par les transports en commun. Disposer d’un véhicule personnel élargit nettement le champ des postes accessibles, surtout pour les horaires décalés du matin ou de la nuit.
Et pour ceux qui veulent se lancer à leur compte
Certains profils ne cherchent pas un emploi salarié mais leur propre activité. Le transport léger de marchandises, jusqu’à 3,5 tonnes, attire des candidats à l’installation. La démarche réclame de respecter la réglementation du transport routier en vigueur et, selon le tonnage, d’obtenir une attestation de capacité. Notre guide pour créer une entreprise de logistique détaille les étapes, des statuts juridiques aux conditions d’accès à la profession.
Le bassin agenais offre donc un éventail rare : des postes ouverts à tous les niveaux, des formations courtes finançables sur place, et une demande structurelle qui ne faiblit pas. La pénurie de conducteurs et le poids de l’agroalimentaire garantissent des débouchés pour plusieurs années.
Prochaine étape : cibler un métier selon son profil, repérer une formation CACES ou un titre professionnel près d’Agen, et candidater auprès des agences d’intérim qui alimentent l’agroalimentaire local. Un premier contrat tombe souvent en quelques semaines.